Pourquoi l’AEI ?

Les espèces invasives sont en pleine expansion en France, force est de constater l’inefficacité des moyens mis en œuvre par l’Etat. Face à cela, des élus de la Drôme et de Charente unissent leurs voix et créent l’Alliance contre les Espèces Invasives (AEI). Objectif : pousser les pouvoirs publics à rendre la lutte véritablement obligatoire et coordonnée.

Les espèces invasives sont reconnues par la Convention sur la diversité biologique comme la quatrième cause de l’appauvrissement de la biodiversité mondiale, après la disparition des milieux et des habitats, la surexploitation des ressources et les pollutions. Une première estimation en Europe a évalué leur coût annuel entre 9 et 12 milliards d’euros. La Commission Européenne vient par ailleurs de rajouter 17 espèces sur sa liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes, la portant à 66.

Allergies sévères, brûlures, intoxications, pertes de rendement dans les cultures…. Les maux causés par certaines espèces présentes en France peuvent également avoir des conséquences lourdes pour la santé humaine ou l’économie.
 

Face à ce fléau, il est nécessaire d’adopter une politique volontariste et efficace

Pourtant, les élus locaux manquent d’informations et de moyens pour lutter contre les espèces invasives présentes sur leur territoire, comme l’a montré une étude menée à l’automne 2018 auprès des maires de Charente. Et cette lutte doit être coordonnée notamment entre les collectivités locales, le monde agricole et les propriétaires de terrain.

A l’heure où la multiplication des échanges commerciaux et le tourisme de masse favorisent la prolifération d’espèces invasives, où le réchauffement climatique augmente le potentiel allergisant de certaines plantes comme l’ambroisie, l’Etat se doit de de développer une réglementation uniforme, lisible, simple et donc efficace sur l’ensemble du territoire français.

 

L’AEI porte auprès de l’Etat trois revendications fortes pour que celui-ci soit à la hauteur du problème

  • Faire reconnaître la pollution aérobiologique au même niveau que la pollution chimique – car les polluants organiques altèrent la qualité de l’air, au même titre que les polluants chimiques ;
  • Inscrire l’ambroisie comme organisme nuisible à l’agriculture – afin de rendre sa lutte obligatoire sur l’ensemble du territoire français ;
  • Etendre la compétence ambroisie aux collectivités locales concernées – communes, communautés de communes.